Quel est mon matériel de tournage vidéo ?

Découvrez l'univers fascinant du tournage vidéo à travers mon parcours, débuté en 2005 avec des courts métrages entre amis. De la caméra Sony ZV-E10 aux stabilisateurs externes, je partage mes choix de matériel, mes astuces et mes expériences. Plongez dans les détails techniques, les conseils pratiques et les anecdotes qui rendent chaque tournage unique.

Le petit mot du doc’


Cliquez sur l’image pour revenir 20 ans en arrière

La vidéo et moi, c’est une longue histoire qui a commencé en 2005 avec des courts métrages réalisés entre potes. Payés en liquide (bièreeeSSss), j’avais toujours des figurants disponibles ! J’ai toujours eu une passion pour le montage, l’écriture et l’actorat, même si c’était souvent de pacotille. Aujourd’hui, cette passion est devenue mon métier. J’ai conscience d’avoir eu beaucoup de chance d’y arriver, et c’est en grande partie grâce à votre incroyable soutien. Je ne saurai jamais assez vous remercier pour cela. Depuis 2016, je prends un immense plaisir à vous divertir sur YouTube, tout en gardant en tête que, avant tout, ce que je fais doit rester du pur divertissement.

Merci infiniment pour tout.

Avertissements

Petite précision importante : ce post n’a pas pour but de vous vendre ces produits ou de me faire de l’argent facilement. Si je l’ai écrit, c’est avant tout parce que plusieurs commentaires allaient dans ce sens. Bien entendu, le matériel pris en photo est bien le mien. Ce ne sont pas des images récupérées sur Internet pour vous donner une fausse impression ! Cela pourra certainement aider toutes les personnes souhaitant se lancer dans la vidéo, que ce soit sur YouTube ou ailleurs. Cependant, cet article n’apportera pas grand-chose à ceux qui maîtrisent déjà le sujet. Je tiens à préciser que ce matériel a été acquis progressivement depuis 2016, année de création de ma chaîne. Par ailleurs, cet article ne fait pas mention de mon matériel de montage (ordinateur/logiciels), qui coûte à lui seul plus cher que mon équipement de tournage.

Pour être transparent, il y a des liens affiliés vers mon matériel dans cet article, pour ne pas que tout ce travail aille chez un bon collègue youtubeur qui en ferait autant. Si vous choisissez de cliquer dessus, cela ne vous coûtera pas plus cher, mais rien ne vous empêche de les acquérir ailleurs.)


MA CAMÉRA – SONY ZV-E10 (+ zoom motorisé 16-50mm f/3.5-5.6)

Avant de choisir cette caméra, j’ai épuisé mes économies… et pas qu’une seule fois !

La faute à qui ? Aux vidéos, parfois trompeuses, que j’ai pu regarder sur YouTube et qui mettaient en avant les mérites de tel ou tel appareil. Mais je vous le promets : si je vous parle du matériel présenté ici, c’est parce que j’ai maintenant assez de recul pour en juger.

Le Sony ZV-E10 est un boîtier photo/vidéo. Voici ses détails…

LA QUALITÉ D’IMAGE

Sa qualité première : le rendu de l’image. Pour être tout à fait honnête, c’est ma première caméra capable de filmer en 4K et là… quelle surprise !

Même en faible luminosité, elle dépasse largement mes attentes. Bien sûr, évitez de filmer dans un placard avec les volets fermés — ce serait un peu absurde ! (Enfin, des volets dans un placard, c’est tout aussi absurde, n’est-ce pas ?)

L’automatisme de l’appareil est performant dans tous les domaines, ce qui devient rapidement indispensable pour les débutants ou pour ceux qui travaillent seuls sans technicien.

Bien entendu, tout est débrayable. Et la cerise sur l’appareil : sa bague d’objectif Sony permet de monter tous les objectifs compatibles de la marque (du même type !).

Attention, ne nous emballons pas trop ! La plupart des objectifs coûtent aussi cher que le boîtier nu. Pour ma part, j’ai acheté mon appareil dans un pack incluant un objectif motorisé 16-50 mm f/3.5-5.6. Cet objectif est pertinent pour du « facecam », mais il montre ses limites lorsque je filme des chantiers, en raison de son angle de vue très réduit. Un achat complémentaire est en projet, mais il représente un investissement de 700 €, que je ne peux pas encore me permettre.

Le problème de ce genre de combo, c’est la stabilisation de l’appareil.

Pour que le système puisse stabiliser l’image captée, il la « crop » (recadre), ce qui revient à la rogner en zoomant dans l’image. Les bords sont donc perdus dans le processus de stabilisation, un peu comme le fait « Adobe Premiere » en post-production lorsqu’on stabilise une séquence trop mouvementée avant d’exporter la vidéo. Déjà que mon objectif a tendance à avoir un angle de prise de vue réduit, dès que la stabilisation est activée, on perd quasiment la moitié de l’image. Autant dire qu’il devient difficile de filmer l’intégralité d’un mur que je peins avec seulement 3 mètres de recul.

Qu’à cela ne tienne, je désactive l’option de stabilisation lorsque je filme sur trépied. Le reste du temps, j’utilise un système de stabilisation externe à trois axes, que je vous présenterai plus loin. Toutefois, pour une stabilisation optimale, ce système nécessite tout de même l’activation des fonctions de stabilisation numérique et optique de l’appareil.

J’apprécie par-dessus tout son autofocus. En lumière suffisante, il est quasi instantané. En basse lumière, il peut mettre un peu de temps, mais il parvient souvent à détecter votre visage au milieu de la scène. Mon ancien appareil, un Canon, faisait la mise au point en permanence sans jamais trouver mon visage ! Avec les petits écrans de contrôle typiques de ce genre de caméra, inutile de préciser que je me suis souvent retrouvé avec des plans complètement flous. Et bien sûr, on ne s’en rend compte que trop tard…


Ayant des paluches de bucheron, j’ai acheté une cage pour rendre plus accessible l’appareil à mes mains

Possibilité de réaliser des ralentis impressionnants. Avec la capacité de filmer à 120 images par seconde, les ralentis peuvent être spectaculaires. Cependant, cela n’a aucun intérêt pour mes vidéos actuelles.

Je ne vais pas entrer dans des détails techniques indigestes (la notice PDF est un véritable roman d’Onfray avec ses 591 pages !). Vous imaginez donc que j’en oublierai, mais cet appareil est ultra performant. En même temps, il est assez récent, ayant été commercialisé en France en juillet 2021, et je l’ai acheté dès le premier jour !

Un bouton raccourci « Bokeh » très pratique. Ce bouton, configurable à votre guise, applique instantanément l’effet bokeh. Cet effet rend le fond flou tout en maintenant le sujet principal net. En bonne lumière, le résultat est instantané et donne un effet très « cinéma » à vos vidéos.

Filmer en 4K consomme beaucoup d’espace sur une carte mémoire. Il est donc préférable d’avoir plusieurs cartes ou, à défaut, une carte de grande capacité. Voici la mienne : elle est totalement compatible avec cet appareil et permet d’enregistrer environ une heure de vidéo en 4K.

LE TOUR DE L’APPAREIL

Cette caméra est suffisamment compacte pour tenir dans une main ouverte. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai rapidement investi dans une cage de protection (dont je parlerai plus bas). Avec un poids que je trouve acceptable (340 g pour le boîtier nu), elle devient toutefois plus conséquente lorsqu’on lui ajoute un objectif, et encore plus lorsqu’elle est utilisée avec une perche à selfie ou un stabilisateur externe, type « gimbal ». Heureusement, c’est une caméra que j’utilise principalement en studio ou en reportage, et presque toujours sur trépied.

On peut regretter que l’écran de contrôle soit de si petite taille, mais c’est une caractéristique commune à la majorité des appareils de cette catégorie. Cela rend parfois difficile la vérification de la netteté du sujet ou le contrôle d’autres critères de cadrage.

Cependant, l’écran a quelques atouts notables : il affiche un cadre rouge lorsqu’on appuie sur la touche « enregistrement », et une petite lumière rouge située à l’avant de l’appareil indique également que l’enregistrement est en cours. Cela permet de s’assurer visuellement que tout fonctionne correctement.

Un micro externe peut être branché sur la griffe située juste au-dessus de l’appareil, et une prise casque est disponible sur le côté pour contrôler l’enregistrement audio en temps réel. Cela dit, vous verrez plus loin pourquoi je n’utilise jamais cette option.

Les boutons, bien que minimalistes et en nombre restreint, n’évitent pas la complexité du menu principal, qui peut dérouter lors des premières utilisations. Heureusement, l’appareil dispose d’un écran d’options personnalisables où il est possible de regrouper ses menus favoris (personnellement, j’y ai ajouté un accès rapide à la stabilisation et au formatage, ce qui est très pratique). L’écran rotatif est un autre avantage : il permet de contrôler l’image depuis l’autre côté de l’appareil, idéal pour les vlogs face caméra.

En ce qui concerne l’autonomie, elle est assez limitée : environ 45 minutes avec une batterie d’origine. Comme à mon habitude, j’ai donc opté pour un pack de deux batteries supplémentaires, ainsi qu’un chargeur externe (non fourni avec l’appareil) pour augmenter ma liberté de mouvement. Bien que la sous-marque Onshida ne soit pas aussi fiable ni aussi endurante que les batteries d’origine, cela reste un compromis acceptable, surtout lorsque l’investissement initial s’est concentré sur la qualité d’image.

Comme mentionné plus haut, j’ai rapidement investi dans une cage de protection de la marque SmallRig. Plus qu’un simple dispositif de protection, elle me permet avant tout d’agrandir les dimensions de l’appareil, que je trouvais trop petit pour une prise en main sécurisée. D’ailleurs, sur les photos présentées ici, ma caméra est installée dans sa cage de protection.

Cette cage offre aussi l’avantage d’ajouter des points de montage pour d’autres accessoires, comme une poignée secondaire (visible sur l’image ci-dessus, à gauche). Toutefois, bien que la cage soit compatible avec mon stabilisateur, la poignée gauche secondaire doit être retirée lors de son utilisation, car elle gênerait la liberté de mouvement des moteurs du stabilisateur.

CONCLUSION

Évidemment, cet appareil regorge d’options que je ne peux pas toutes détailler ici. Il y a par exemple l’effet « peau douce » (que je n’utilise pas dans mes vidéos… soyons clairs, ma peau est naturellement douce !), l’histogramme, la personnalisation des boutons, ou encore le suivi du regard pour l’autofocus.

Au moment où j’écris ces lignes, l’appareil est toujours vendu sur Amazon au prix de 845 euros (avec l’objectif mentionné plus tôt).

Pour finir, je tiens à dire que j’ai testé deux autres caméras avant de me décider pour celle-ci. Je regrette simplement de ne pas l’avoir connue plus tôt… mais, en même temps, elle n’était pas encore sortie !

Caméra Action GO Pro Hero 9 Black

J’ai longtemps hésité à upgrader ma caméra d’action avec son concurrent de chez DJI, mais à première vue, la dernière DJI souffre de gros problèmes de conception. En effet, toutes les caméras sorties des usines pendant la période du Covid semblent avoir été affectées ! La mise au point de près est tout simplement catastrophique (jusqu’à environ 1,50 m) : on observe un flou incroyable. Même les dernières mises à jour logicielles n’ont pas réussi à corriger ce problème, et j’ai même lu qu’un rappel du matériel avait été lancé. Bref, je suis resté fidèle à ma ancienne GoPro, la Hero 9. Enfin, « ancienne »… pas tant que ça, puisqu’elle date de septembre 2020.

Pourquoi ne pas prendre l’un des derniers modèles ?

Hormis son prix bien plus attractif, la Hero 9 Black offre tout ce que proposent ses successeurs. Elle dispose d’un écran de contrôle avant et arrière, d’une stabilisation rudement efficace (comme on peut l’attendre des caméras « action »), et surtout d’un grand angle fabuleux. Ce dernier est d’ailleurs ajustable via un réglage intermédiaire qui permet de supprimer l’effet « fish-eye » parfois indésirable, tout en conservant un grand angle impressionnant.

J’ai longtemps filmé avec mon téléphone, mais force est de constater que ce dernier a ses limites. Une caméra d’action, en revanche, peut être placée dans un angle d’une pièce pour capturer tout ce qui s’y passe, ce qu’un téléphone est bien incapable de faire. Bien sûr, il existe ces petits objectifs à pince que l’on peut ajouter aux téléphones (j’en possède un, mais je ne l’utilise presque jamais tant son positionnement est aléatoire), mais la qualité est loin d’être au rendez-vous et l’effet recherché non plus. Heureusement, les téléphones modernes équipés de plusieurs objectifs ont en partie compensé ce manque, notamment avec un objectif dédié au grand angle.

Avec une GoPro, filmer de près ne pose généralement pas de problème. Il faut simplement respecter une distance minimale d’environ la moitié d’un bras entre le sujet et l’appareil, car, en deçà, l’image sera floue.

Ce qui est plus pénible, c’est la transmission en direct de la vidéo. L’écran saccade lorsque la caméra filme en 4K, le processeur n’étant clairement pas assez puissant (c’est d’ailleurs ce qui différencie ce modèle de la GoPro Hero 10). Cela dit, ce n’est pas si gênant tant qu’on peut voir le cadrage.

Un autre point faible, c’est l’écran de contrôle frontal, de forme carrée, alors que l’image est en 16/9. Forcément, on ne voit que le centre. Cela peut être déroutant au départ, mais après quelques essais, on apprend à en comprendre les limites et à s’adapter très facilement à son utilisation.

L’appareil est étanche jusqu’à environ 10 mètres sans coque. Pourquoi pas ! Même si je n’ai aucun intérêt professionnel à plonger mon appareil comme si j’étais un Nautilus, c’est toujours bon à noter. Et sait-on jamais, il pourrait survivre à une chute dans la cuvette si jamais je filmais un détapissage dans une pièce pas toujours confortable !

L’autonomie, quant à elle, n’est pas si mauvaise. J’ai tout de même acheté une seconde batterie pour toujours avoir de l’énergie à disposition. Avec une autonomie d’environ 45 minutes par batterie, c’est largement suffisant pour tourner plusieurs scènes sur un chantier test. Terminées les frustrations avec le téléphone, qui n’a ni l’autonomie ni toujours la qualité requise au final.

Certes, la définition de l’image n’est pas comparable à celle d’une caméra fixe comme ma Sony. Mais en combinant les deux, j’arrive à produire des images de qualité pour ma communauté. La Hero 9, bien qu’elle filme en 4K, révèle les limites de son capteur : une image qui n’est pas totalement lisse, avec des zones sombres accentuées et de la pixelisation en cas de zoom. Bref, une bonne qualité, mais pas une qualité exceptionnelle, ce qui nécessite d’apporter un soin particulier à l’éclairage.

Beaucoup lui reprochent le manque de fluidité des menus et le mouvement « swippé » parfois laborieux de l’écran tactile. Je reconnais que c’est agaçant, mais pour ce que j’en fais, cela reste acceptable. Si je devais tourner fréquemment en extérieur, et dans des conditions difficiles comme le froid, je réfléchirais peut-être à deux fois. Mais autrement, c’est une caméra idéale, surtout pour son prix !

Enfin, un dernier détail : l’ouverture de la trappe latérale de la batterie est difficile d’accès lorsque la caméra est montée sur des adaptateurs de perche, ce qui peut être contraignant.

LE STABILISATEUR EXTERNE DE CAMÉRA FeiyuTechAK2000

J’ai hésité avec la célèbre marque dont tous les YouTubeurs parlaient : le Ronin. Mais, à force de lire tout et son contraire, j’ai fini par me laisser tenter par une marque jusqu’alors beaucoup moins connue. Je me suis donc tourné vers un modèle polyvalent, puissant et robuste, tout en restant dans le même ordre de prix : le FeiyuTech AK2000.

Un peu de technique.

Sachez que toutes les caméras grand public disposent d’un stabilisateur intégré. Si ce n’est pas directement sur l’objectif, il se trouve sur le boîtier, et avec un peu de chance, comme sur la mienne, il est présent sur les deux. Cependant, comme je l’ai expliqué plus haut, le logiciel intégré « crop » l’image pour stabiliser la vidéo, en recadrant à l’excès la scène filmée, surtout lorsque la stabilisation est moyenne. Résultat, on perd beaucoup d’informations visuelles !

Pour obtenir une stabilisation optimale, il est tout de même nécessaire d’activer la stabilisation du boîtier si votre appareil en est équipé. Mais même avec un stabilisateur externe, le recadrage est inévitable : l’image est toujours légèrement « croppée ».

J’ai essayé de filmer sans stabilisation, mais les saccades visuelles persistent. Parlons maintenant de son principal défaut : son poids. Et là, on comprend pourquoi ! Avec son système de stabilisation sophistiqué et toutes ses poulies internes, ce n’est pas surprenant. L’appareil seul pèse un peu plus d’un kilo. Ajoutez à cela le boîtier et l’objectif, et vous avez en bout de bras un combo d’un peu plus de 2 kg. C’est assez lourd pour filmer de longs plans. Heureusement, l’appareil peut être monté sur un trépied, ce qui soulage le porteur, mais cela se fait au détriment de la dynamique d’un plan en mouvement.

Il existe toutefois des options de mouvement programmables qui permettent de rendre le stabilisateur autonome. Vous définissez un point de départ et un point d’arrivée, et vous pouvez même ajouter des points intermédiaires si nécessaire. Ensuite, vous démarrez l’appareil, et il suit fidèlement le chemin que vous avez préalablement configuré. C’est un vrai bonheur pour réaliser des plans dignes de la télévision !

L’autonomie n’est pas mauvaise non plus. Elle est annoncée à 14 heures, mais cela peut varier légèrement en fonction du poids embarqué, qui est limité à 2,2 kg.

Vous avez aussi la possibilité d’ajouter une poignée latérale, que j’ai achetée. Cependant, je m’en sers rarement, sauf pour des travellings, comme dans ma vidéo sur mon opération du cœur.

Je ne peux plus m’en passer lorsqu’il s’agit de mettre en valeur une pièce repeinte ou un décor terminé.

LE SATBILISATEUR POUR TELEPHONE ZHIYUN Smooth

C’est certainement le tout premier achat que j’ai effectué pour mon setup, en 2016 : un stabilisateur pour téléphone. Comme son nom l’indique, il ne peut accueillir qu’un téléphone « classique » sans sa coque de protection.

Pour référence, mes derniers téléphones compatibles avec ce stabilisateur ont été le Samsung S21, le Huawei P30 et, plus récemment, un iPhone 12 Pro, qui est un peu plus petit que les deux précédents.

Ce stabilisateur me permet de réaliser des plans très fluides, même sans activer la stabilisation intégrée au téléphone.

Son gros point fort, c’est son autonomie ! Je peux filmer pendant des journées entières sans avoir à le recharger. Par exemple, lorsque je réalise des vidéos « En peinture Simone », je ne le recharge jamais une seule fois pendant tout le voyage.

On peut éventuellement essayer d’y fixer une GoPro, mais la pince a tendance à appuyer sur le bouton d’allumage de la caméra, situé sur le côté. Cela ne me semble donc pas très sécurisé pour une GoPro.

Son utilisation est très intuitive et légère, ce qui le rend agréable à manipuler, même pour des longues séances de tournage.

DRONE DJI MINI2

Dans mon activité, il est en effet bien optionnel d’acquérir ce genre de matériel, mais que veux-tu ? Quand tu es fan de technologie et que la vie t’a doté d’un cœur tout pourri, tu te dis qu’il faut en profiter ! Je suis toutefois resté très modeste dans mon choix puisque j’ai acheté un modèle d’entrée de gamme qui n’a pas besoin de permis pour voler. Il faut néanmoins prendre quelques précautions, comme par exemple suivre cette petite formation OBLIGATOIRE et gratuite en ligne et réussir son petit examen (facile) qui permet de connaître les règles de base du vol d’aéronef civil de moins de 800 grammes, circulant sans personne à bord et ce pour un usage de loisir.

DJI fait du bon matériel, aussi la caméra embarquée filme en 4k, de quoi faire de splendides plans ! Mais c’est un drone, il n’est pas blindé ! S’il tombe, même à 1m du sol, tu l’exploses ! J’en ai fait les frais quand j’ai tenté un atterrissage débile sur le toit de mon fourgon ! (ce qui explique la présence d’un sticker sur l’appareil, j’ai cassé quelque peu la coque, elle se change certes, mais je n’ai jamais pris le temps d’en recommander une seconde :). J’ai toutefois investi dans pas mal de petits accessoires, comme par exemple un pad pour décoller et atterrir sur tous les terrains, c’est super pratique. J’ai acheté un combo avec chargeur et trois batteries, indispensable vu qu’un vol avec batterie neuve et rechargée est de l’ordre de 15 minutes. J’ai également acheté des filtres ND de chez PGYTECH afin de pouvoir régler la luminosité comme je l’entends. Bon, manque de bol, en faisant tomber mon drone, j’ai pété celui dont je me servais le plus :'( et la marque vend un lot de 4 ! Mais ça a protégé la caméra qui coûte le plus cher sur l’appareil ! Conseil donc, achète ce genre de filtres.

Toujours pareil, dans mon sac de transport (que tu verras plus loin) j’ai acheté une petite « caisse à outils » pour mon drone, au moins j’ai de quoi changer les hélices en cas de besoin, et si tu touches, ça casse vite ! L’appareil est doté de rallonges pour le train d’atterrissage que je trouvais trop près du sol. J’ai aussi un système de pare-soleil, qui me permet de couvrir ma télécommande en cas de fort soleil, mais finalement je ne m’en sers jamais, je filme plutôt vers le soir ou très tôt le matin (l’heure dorée pour ceux qui connaissent un peu les plans en drone). Sur le plan du pilotage, ce type de drone est très simple, s’il est en vol et que tu ne touches plus les commandes, il reste en stationnaire. Il y a bien entendu une multitude de réglages qu’il serait trop long de détailler.

Il a tout de même quelques défauts et vu son poids tu te doutes bien que le vent est son principal ennemi ! Les mises à jour incessantes sont aussi très pénibles, elles nécessitent de mettre à jour non seulement l’application du téléphone, mais aussi le logiciel embarqué dans les batteries et la télécommande ! Quand elles se mettent en mise à jour, tu ne peux plus utiliser le drone, il faut donc impérativement contrôler ce point avant de partir, autrement c’est mort pour ton magnifique plan à l’heure dorée ! J’ai appris très vite un mot propre au vol de drone, c’est le FLY AWAY ! Et quand ça t’arrive, tu as la chiasse instantanément, tu imagines un billet de 500 s’éclater au sol ! Le Fly away est un phénomène dû aux interférences, il te prive du contrôle de ton appareil, et ce dernier devient comme fou, parce qu’au lieu de s’arrêter, il envoie ton drone se balader et à grande vitesse ! On m’a tout dit à ce sujet : éviter les antennes, les lignes à haute tension, etc., sauf que cela m’est arrivé plus d’une fois en plein milieu de la campagne et sans raison « visible ». Alors y a-t-il un pilote dans l’avion ? Deuxième erreur, filmer près de la mer, au mois de mai ! Attaque de la mouette assurée (enfin du goéland dans mon cas). C’est à cette saison que les grisards voient le jour, et accessoirement sur les toits du littoral. Donc, si tu voles près de leurs nids, les mamans (ou les papas, je n’ai pas encore assez d’expérience pour les différencier) attaquent ton drone ! Et ils n’ont pas froid aux yeux malgré le bruit…

Toujours pareil, dans mon sac de transport (que tu verras plus loin) j’ai acheté une petite « caisse à outils » pour mon drone, au moins j’ai de quoi changer les hélices en cas de besoin, et si tu touches, ça casse vite ! L’appareil est doté de rallonges pour le train d’atterrissage que je trouvais trop près du sol. J’ai aussi un système de pare-soleil, qui me permet de couvrir ma télécommande en cas de fort soleil, mais finalement je ne m’en sers jamais, je filme plutôt vers le soir ou très tôt le matin (l’heure dorée pour ceux qui connaissent un peu les plans en drone).

J’ai acheté mon drone sur un site qui était sponsor d’un youtubeur que j’apprécie afin de le soutenir dans son travail, il est à mes yeux la bible en la matière, c’est Hubert. Je te mets le lien de sa chaîne et dis-lui bien que tu passes de ma part 😉

LA PRISE DE SON – Sony ICD-TX650 et TX660

Le son est effectivement la chose la plus importante, et il m’a fallu essuyer les plâtres avant de le comprendre ! Sans maîtriser la chose, car c’est un métier à part, j’ai donc fait en sorte de ne plus avoir le son aussi pourri de mes premières vidéos. J’ai là encore investi des centaines d’euros dans tout un tas de matériel non adapté à mes besoins, parfois difficile à mettre en œuvre ou simplement inutile pour mon usage.

J’ai arrêté mon choix sur l’enregistreur de chez Sony (Sony encore une fois, mais c’est le hasard).

Ce petit enregistreur est très discret et léger. Il est muni d’une griffe qui permet de l’accrocher sur n’importe quel vêtement. Il enregistre des « jours » de son dans sa qualité maximale. Il n’y a pas de stockage externe (micro carte), il garde tout dans sa mémoire intégrée. Mon premier a déjà 4 ans :O (c’est quand on regarde l’âge de son micro qu’on vieillit 🙂

Très heureux de la marque et du modèle, j’en ai acheté un second il y a peu pour mes émissions nécessitant une prise de son multiple (deux personnes en interview).

Sans que ce soit une plaie, le micro enregistre de façon autonome les scènes, ce qui fait qu’il faut synchroniser le son en post-production, mais si tu utilises un logiciel de montage moderne, plus besoin de faire le fameux clap’, il synchronise les deux bandes automatiquement et sans aucune erreur ! On est loin de mes débuts où il fallait que je tende l’oreille pour ne pas avoir la voix décalée avec l’image ! Quelle merveilleuse époque 🙂

Le son en lui-même est propre et lorsque le micro est juste sous le menton, il n’y a aucune perturbation extérieure qui vient salir la bande. En revanche, le son en lui-même reste très plat, il faudra donc en post-production le retravailler afin de faire ressortir les belles fréquences de ma voix rocailleuse.

ÉCLAIRAGE

La lumière est tout aussi importante pour que l’ensemble de la vidéo soit harmonieux et que la caméra puisse jouir pleinement de ses supers capteurs.

Le matériel de cette section est assez complet mais reste abordable en termes de coût. La qualité en pâtit quelque peu, notamment sur le point de la durabilité par la fragilité de leurs conceptions. En d’autres termes, si on veut mieux, on met plus cher.

L’utilisation de ce type d’éclairage est primordiale, car les caméras enregistrent les sources de lumières en continu, et malheureusement, l’éclairage de nos maisons (lampes, néons, spots, etc.) diffuse une lumière de façon « alternative », ce qui entraîne un spectre lumineux « clignotant » qui vient saturer l’image, rendant cette dernière inutilisable.

Mes vidéos sont loin d’être académiques, mais je m’efforce de respecter les règles de l’art de la prise d’image. Il y a plusieurs façons d’éclairer une scène.

Une première source lumineuse pour mettre en valeur le personnage, avec des éclairages parfois sur le côté, parfois au-dessus ou en dessous du sujet, parfois les trois. Une autre source vient surligner la silhouette du personnage en éclairant son dos, cela fait ressortir ses contours. Et une dernière éclaire de façon tamisée (en règle générale) l’arrière-plan, toujours dans l’idée de faire ressortir le sujet principal. On peut faire varier l’intensité de la lumière ainsi que sa chaleur (plus ou moins jaune ou blanche).

La première de mes lumières est une lumière portative rechargeable, de la marque peu connue « VIJIM VL-81 » (ci-dessus). C’est un modèle qui permet d’éclairer mon visage en facecam de façon à avoir le fond un peu plus sombre. Mais elle n’est utilisée que lorsque je ne suis pas dans mon « studio ».

Une autre lumière, un peu plus puissante, mais qui vient malheureusement de me lâcher, a la même fonction que la précédente, en plus puissante, et présente un panneau lumineux beaucoup plus grand. Elle peut également servir d’éclairage d’arrière-plan lorsque le décor est trop sombre. Elle est de la marque Viltrox mais reste un produit amateur. L’autonomie est cependant trop limitée (environ 1 heure).

Ma source principale de lumière est générée par deux spots led de studio de la marque Neewer. C’est un pack de deux spots avec softbox (qui adoucissent la lumière). Je les utilise en permanence. Il y a la possibilité de les mettre sur batterie, mais je les utilise uniquement sur secteur. Étant démontables mais de faible qualité, je doute que je puisse les remonter si je m’amuse à les replier à chaque utilisation. Du coup, ils prennent de la place, mais j’ai un studio d’enregistrement qui le permet. Ils sont livrés avec une petite télécommande qui permet de faire les réglages tout en étant devant la caméra et son écran de contrôle. Je recherche toujours à être autonome dans mes enregistrements et les télécommandes, quand elles existent, font toujours partie de mes accessoires favoris. Ils sont sur trépied et leurs câbles d’alimentation sont assez longs. Le hic, c’est que le jour où l’ampoule LED grille, je peux jeter le spot, et en même temps, pour le prix, c’est logique. C’est léger, donc fragile et peu équilibré, il faut donc prêter attention à leur emplacement.

DERNIERS ACCESSOIRES TRES UTILES

TREPIEDS

Le choix du bon trépied est long. Il faut que la hauteur maximale vous convienne, que le système de blocage soit le plus polyvalent et que les pieds ne soient pas trop pénibles à déployer. Je n’ai jamais acheté deux fois la même marque et je ne suis toujours pas satisfait à 100% de mon ensemble, car le système de fixation est différent pour l’un d’eux. Je cherchais un système universel qui prendrait en compte la fixation de mon stabilisateur pour éviter de devoir mettre un adaptateur sous ma caméra selon l’endroit où je l’installe, mais je n’ai pas encore trouvé (sauf dans ceux à plus de 300€ l’unité). En attendant, je tourne avec trois trépieds selon les besoins. Le plus ancien (à gauche) a tout de même 30 ans, je l’avais acheté quand j’ai commencé la photographie étant ado et je l’ai toujours.

TELEPROMPTEUR NEEWER

C’est un petit appareil très utile, qui m’évite d’imprimer des pages entières de script. Il faut juste s’habituer à la vitesse de défilement qui est paramétrable sur le logiciel que j’utilise, et avoir, au mieux, une tablette (que je n’ai pas), donc je pique celle de ma femme. Autrement, le téléphone est compatible, mais du coup les caractères sont très, très, très petits. Rendre le prompteur « invisible » au spectateur demande deux choses. Premièrement, avoir un certain talent d’orateur ou d’acteur que je n’ai pas, histoire de réaliser une vidéo la plus naturelle possible. Deuxièmement, le trépied qui supporte le prompteur et la caméra doit être assez solide pour supporter le combo, mais également placé assez loin pour éviter de capter la lecture de l’œil. Cela induit de facto l’utilisation du zoom de l’appareil et donc d’un bon éclairage pour obtenir la qualité maximale de l’image. Tout un métier…

SAC A DOS DE TRANSPORT

Je m’en suis passé des années, mais aujourd’hui avec le matériel à déplacer, ça n’est plus possible. En outre, avoir tout le matos « sensible » sur soi, c’est aussi rassurant quand on arrive à l’hôtel, ça ne reste pas dans le fourgon, à la portée du premier imbécile qui passe. Je ne savais pas du tout lequel acheter, du coup j’ai cherché jusqu’à trouver celui-ci de la marque Tarion.

C’est un sac vendu avec des bandes de tissus « scratchables » ce qui permet à chacun de créer ses espaces selon le matériel à transporter. Le principe est génial.

Je peux également embarquer un trépied (faut choisir le bon) et tout mon matériel, stabilisateur, caméra, micro, drone etc. A la fin, ça pèse son poids ! Mais ce type de sac est prévu pour, du coup les sangles comme le tissus du dos est adapté pour ne pas être trop ressenti.

CONCLUSION GASTON

Quand tu vois la liste de mon matériel, tu te dis : – ouah il a du pognon ! (oui c’est vrai… non j’déconne). Et c’est légitime de penser cela quand on fait la comptabilité de mon matos, maintenant dis-toi que je n’ai pas acheté tout cela en une seule fois, qu’il m’a fallu des années pour économiser et choisir le matériel qui me convenait. Dis toi aussi qu’aujourd’hui, YouTube c’est 80% de mon activité (suite à mes ptits ennuis de santé) et donc pour travailler correctement il faut du bon matos, c’est toujours pareil !

J’ai tout de même privilégié le son et l’image au détriment de la lumière ou de certains accessoires, mais je ne regrette en rien mes choix et ce que tu as pu lire jusque là, aura toujours ma satisfaction.

Décembre 2022 / Mars 2025 – Docteur Peinture ©

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