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Découvrez l'univers fascinant des outils du peintre en bâtiment ! De l'échelle double marche en bois aux brosses spécialisées, chaque instrument a son importance pour garantir un travail de qualité. Saviez-vous que certains outils, comme les soufflantes de chantier, existent depuis l'époque du grand Empire ? Dans cet article, nous vous dévoilons les secrets des équipements modernes, tout en vous guidant vers le matériel idéal pour débuter sereinement dans le métier. Ne manquez pas nos conseils pratiques et astuces pour optimiser vos chantiers et améliorer votre technique !
Nous allons ici détailler l’équipement complet du peintre professionnel.
Il est à noter que, au fil des siècles, le peintre s’est doté d’outils de plus en plus ingénieux sans pour autant supplanter complètement les technologies plus anciennes. Il est même amusant de constater que la plupart de ces outils existaient déjà à l’époque du grand Empire !
C’est le cas, par exemple, de la station airless, des soufflantes de chantier ou encore des échafaudages. Cependant, certains outils ont disparu, comme les tables de couleurs, les machines à broyer, et bien d’autres encore. Tout ce qui permettait au peintre de fabriquer sa peinture à la demande, seul, dans son atelier, à une époque où les fabricants n’existaient pas encore et où les marchands de couleurs faisaient légion dans les rues.
Une vidéo sur l’histoire des outils du peintre est en cours de rédaction depuis plusieurs années (ce projet demande beaucoup de travail de recherche) et sera prochainement disponible ici-même.
Voici donc un article complet sur les outils modernes qu’un peintre utilise sur ses chantiers au quotidien.
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SOMMAIRE
Un peintre sans échelle, c’est un peu comme un peintre sans brosse !
Nous utilisons fréquemment des échelles sans garde-corps, conçues pour être enfourchées. Elles permettent une grande liberté de mouvement des bras, offrant ainsi un confort optimal lors des travaux. En France, l’une des marques les plus réputées reste Richomme®. Il existe également les modèles dits « lyonnais », qui se distinguent par leur unique pan d’accès, contrairement au modèle que nous privilégions : une échelle à double marches plates en bois.
Ce type d’échelle, bien qu’elle soit pliable, n’est pas escamotable. Il est donc essentiel de choisir un modèle adapté à la majorité des chantiers. En France, la hauteur moyenne de travail est estimée à environ 2,50 m. Il faut également prendre en compte la taille du peintre (1,80 m dans mon cas).
Pour ma part, j’utilise un escabeau classique de la marque Richomme, avec 4 marches (tablette non incluse), qui me permet de travailler confortablement sur des murs atteignant une hauteur de 2,50 m à 3,50 m.
L’inconvénient de ces escabeaux réside dans leur prix et leur poids. Cependant, leur qualité de fabrication en fait des outils robustes et durables.
Mon escabeau, qui coûte environ 250 €, a fêté ses 15 ans ! J’ai réparé la tablette à plusieurs reprises (même si la notice indique clairement de ne pas y poser les pieds… Soyons honnêtes, on finit tous par le faire – parfois même avec les deux pieds 😅). Il va sans dire que la tablette n’est pas conçue pour supporter ce poids, et cela ne pardonne pas !
Ce type d’échelle est souvent équipé d’un crochet sur le côté, permettant de suspendre un pot de peinture, voire un fût de 12 litres ! Attention toutefois : veillez à ce que l’échelle ne bascule pas sous le poids, surtout si le peintre n’est pas encore sur l’échelle ou s’il est aussi léger qu’un haricot.
Il serait impossible de couvrir exhaustivement le sujet ici, tant il existe une multitude de brosses adaptées à chaque situation : type de poils, dimensions, densité des touffes de soies, type de virole, ou encore forme du manche (comme les célèbres manches « queue de morue »).
C’est pourquoi nous nous concentrerons uniquement sur les brosses les plus couramment utilisées et, précision importante, celles employées en France exclusivement !
Le compagnon idéal pour les travaux de précision et de réchampis, c’est la brosse ronde, également appelée brosse à réchampir. Elle se décline en plusieurs versions, adaptées aux différentes phases de peinture : à l’eau, glycéro ou universelle. Si les viroles n’influent que peu sur la qualité du travail, elles garantissent néanmoins une meilleure résistance au temps et au lavage. Certaines brosses sont équipées d’une ligature qui maintient fermement la touffe de poils. Le manche, parfois verni pour un aspect plus soigné, améliore l’esthétique sans impacter la qualité du travail final.
Les tailles les plus couramment utilisées sont :
Ces dimensions correspondent au diamètre de la virole, exprimé ici en centimètres. Plus la taille est grande, plus la touffe est large, ce qui permet de travailler sur des surfaces plus étendues. La brosse de 21 cm est généralement employée pour les réchampis autour des cadres de fenêtres vitrées, tandis que les brosses de 32 cm et 29 cm sont utilisées pour les réchampis classiques sur les murs et plafonds. Bien entendu, ces recommandations restent théoriques : rien ne vous empêche d’utiliser les brosses selon vos préférences et habitudes !
En France, nous travaillons très rarement les réchampis avec des brosses plates, voire des brosses plates et biseautées, contrairement aux États-Unis ou au Canada où cette pratique est plus courante. Les spalters, quant à eux, sont principalement utilisés pour des principes décoratifs nécessitant la couverture de grandes surfaces à l’aide de « brosses », comme pour les badigeons à la chaux ou les peintures à effet sablé, entre autres.
Leur apparence et la densité de leurs poils les rendent particulièrement adaptées aux grandes surfaces irrégulières. Principalement utilisées sur nos chantiers pour les travaux extérieurs, tels que les volets ou les planches de rives, ces brosses ont récemment vu l’apparition d’une variante innovante (voir Brosse Kana Turbo, ci-dessus). Cette version dispose d’un réservoir de poils de soie en son centre, capable de retenir bien plus de produit que les brosses classiques. Cela permet de peindre de plus grandes surfaces sans avoir à recharger aussi fréquemment qu’avec une brosse traditionnelle.
Leur aspect, combiné à la densité de leurs poils, les rend particulièrement utiles pour travailler sur des surfaces irrégulières et de grande taille. Principalement utilisées sur nos chantiers pour des travaux extérieurs, comme les volets ou les planches de rives, ces brosses ont récemment évolué avec l’apparition d’une variante innovante. Cette dernière intègre un réservoir de poils de soie en son centre, capable de retenir bien plus de produit que les modèles classiques. Cela permet de peindre de plus grandes surfaces sans avoir à recharger aussi fréquemment qu’avec une brosse traditionnelle.
Même si, techniquement, la brosse à radiateur appartient à la famille des brosses plates, elle se distingue par la longueur de son manche et sa virole pliée.
En effet, pour peindre dans les recoins les plus éloignés ou derrière les ailettes des radiateurs, il est indispensable d’avoir un manche suffisamment long pour y accéder, ainsi qu’une tête courbée permettant d’atteindre les zones les plus inaccessibles.
Les références de ces brosses varient en fonction de la largeur de la virole et de la longueur du manche. En France, nous utilisons le plus souvent des manches de 40 cm.
De la même manière que la classification des brosses est complexe, celle des rouleaux l’est tout autant. Les références varient selon le type de peinture utilisé, la préparation du subjectile, ainsi que la finition recherchée.
Dans cet article, seuls les principaux outils sont évoqués. Concernant les montures, elles sont généralement fabriquées en polypropylène et, plus rarement, en bois.
Chaque modèle propose, selon le fabricant, plusieurs possibilités :
Toutes ces caractéristiques influencent directement l’aspect final du manchon : sa couleur, sa taille, etc.
Voici les principaux manchons que je propose dans ma boutique. Ils ont été sélectionnés avec soin : grâce à cette gamme, vous pouvez peindre tous types de subjectiles avec toutes les finitions possibles (tendues, pommelées, crevassées, crépis, réguliers, préparés ou non).
De nos jours, les fabricants proposent également des manchons biseautés directement en usine, offrant ainsi une finition soignée lors de l’application des produits. Ces produits incluent non seulement les peintures, mais aussi différents types de vernis et autres produits techniques.
Si votre manchon n’est pas biseauté à l’origine, pas de panique ! Vous pouvez facilement le faire vous-même. Une vidéo (ci-contre) vous montre étape par étape comment procéder.
Je vous propose également une autre vidéo qui explique très bien comment choisir le manchon adapté en fonction du type de produit et des besoins spécifiques.
Il existe une grande variété de couteaux de peintre, chacun conçu pour assister son utilisateur dans la préparation des supports.
Commençons par l’outil le moins connu, souvent surnommé « L’Américain » ou « Le Chinois » sur les chantiers (il y en a pour tous les bords politiques !).
Son nom provient notamment de la forme courbée de son manche, dit « américain », que l’on retrouve également dans la famille des couteaux à enduire du peintre (mentionnés plus bas).
Cet outil présente de sérieux avantages : il facilite l’ouverture de tous types de fûts de peinture par basculement, et permet d’essorer les manchons, un geste essentiel pour bien nettoyer les montures après usage, tout en économisant à la fois la peinture et l’eau, donc préservant la nappe phréatique.
Il peut également servir, à l’occasion, à enlever les clous ou, de manière plus ponctuelle, les vis. Parfois, on l’appelle aussi « riflard », selon les fabricants ou revendeurs. Traditionnellement, le riflard était un couteau utilisé pour détapisser. Cependant, le couteau à enduire du peintre, plus pratique pour cette tâche, a fini par le remplacer.
Les enduits sont appliqués à l’aide d’un couteau à enduire, un outil essentiel pour le peintre dans la préparation des supports avant la mise en peinture. Les deux modèles les plus couramment utilisés, également disponibles dans notre boutique, sont le 21 cm et le 12 cm. Les modèles modernes adoptent souvent des formes dites « américaines », avec des bords courbés pour une meilleure ergonomie.
Cependant, ce type de couteau montre ses limites lorsqu’il s’agit de couvrir de grandes surfaces. Pour les travaux de ratissage, des lisseuses de tailles variées sont utilisées, adaptées à la surface à traiter (qu’il s’agisse de modèles de type « liane » ou de platoirs). Certains couteaux à lames interchangeables, comme « La Parfait Lisse » mentionnée ci-dessus, sont spécifiquement conçus pour ces usages.
Pour les sols, on utilise des platoirs appelés « platoirs flamands ». Ces outils sont particulièrement efficaces pour déplacer une grande quantité de produit sur des surfaces étendues, permettant de répartir uniformément la hauteur du ragréage.
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En français, le terme « scraper » signifie « grattoir ». Cet outil est principalement utilisé pour retirer les plaques d’enduit qui n’adhèrent plus, ainsi que pour éliminer les anciennes traces de colle présentes sous les revêtements muraux ou de sols. Il est parfois utilisé pour le détapissage, mais à cet effet, je recommande l’utilisation d’un couteau à enduire de peintre. Cet outil permet d’accomplir le même travail tout en préservant au maximum le subjectile gratté. Bien qu’il soit peu connu du grand public, il reste un outil essentiel pour la préparation des supports.
On ne va pas se mentir : il est rare de croiser, sur les chantiers, des peintres utilisant un camion. Bien souvent, c’est la flemme qui pousse certains à plonger directement une grille dans un fût de peinture. Sauf que… cette méthode présente quelques inconvénients.
L’utilisation d’un camion (contenant 7 ou 14 litres) réduit considérablement le poids de la peinture que l’on transporte tout au long de la journée. En prime, le fait de verser la peinture dans ce contenant mélange énergiquement ses composants, ce qui est bénéfique pour leur homogénéité.
Le camion facilite également l’ajustement du diluant (eau ou solvant) pour adapter la peinture selon les besoins : légèrement diluée pour les réchampis, qui en nécessitent souvent, ou non diluée pour l’application au rouleau, qui ne demande pas toujours une modification de la viscosité.
Les camions se déclinent toujours en deux formes et deux contenances. Dans la boutique du Doc, vous trouverez des modèles de 7 litres et de 14 litres. Par défaut, j’utilise toujours un camion de 14 litres, mais les versions de 7 litres se révèlent très pratiques pour des petits projets, comme la réalisation d’une chambre ou d’un mur unique dans une pièce.
Il existe également des éco-recharges que l’on place dans le camion pour le protéger de la peinture. Cela permet de changer de couleur sans avoir à nettoyer le contenant entre deux applications, ou encore d’éviter le nettoyage à la fin des travaux en jetant simplement l’éco-recharge utilisée.
Quant à l’utilisation d’une grille dans un camion, elle reste anecdotique, car le contenant est déjà équipé d’une grille moulée à l’intérieur. Cette dernière suffit amplement pour essorer correctement le rouleau sur la paroi.
J’utilise une grille directement dans un fût de peinture (minimum 10 litres) lorsque je dois peindre de très grandes surfaces avec la même peinture. Cela peut être le cas, par exemple, pour l’application d’une impression sur les murs.
Cependant, il faut prévoir de déplacer le fût à la main, sauf si l’on adapte un chariot à roulettes pour cette utilisation, ce qui peut grandement faciliter le travail.
Un autre problème réside dans la compatibilité des grilles et rouleaux : bien qu’il existe des grilles pour rouleaux de 240 mm de large, elles s’insèrent difficilement dans certains fûts de peinture. De plus, les rouleaux eux-mêmes de 240 mm ne sont absolument pas adaptés à ce type de contenant.
J’ai moi-même conçu un chariot pour camions, adaptable à la taille de votre contenant. Vous pouvez découvrir sa fabrication ainsi que télécharger les plans en visionnant cette vidéo. Ce chariot offre un confort supplémentaire en évitant de devoir constamment se baisser pour faire avancer le camion avec le pied, suivant l’avancement de la mise en peinture.
Indispensable si vous souhaitez éviter de finir sur les rotules après vos journées de chantier ! La perche est un outil essentiel, permettant non seulement d’atteindre des hauteurs standards de murs et plafonds, mais également de réduire la pénibilité du travail, notamment dans des espaces étroits et fatigants comme les couloirs ou les WC.
J’utilise une perche dépliable, qui me permet d’atteindre sans difficulté des plafonds de 3 m à 3,50 m de hauteur. En combinant cet outil avec un escabeau de peintre, il est même possible de travailler sur des hauteurs dépassant les 4 m.
À cela s’ajoute la mini perche. Certes, elle n’est pas indispensable, puisqu’on peut la remplacer par un simple manche à balai coupé à environ 1 mètre.
Cependant, je la trouve tellement utile qu’elle ne me quitte jamais. Elle permet d’effectuer des travaux au rouleau sans avoir besoin d’un escabeau, tout en s’adaptant parfaitement aux espaces très étroits. Repliée, la mini perche mesure environ 50 centimètres, ce qui la rend très pratique à manipuler.
Dépliée, elle offre une portée confortable et permet de travailler avec précision même dans les zones difficiles d’accès. Elle devient vite un allié incontournable pour gagner en efficacité et économiser ses efforts sur les chantiers.
Bien sûr, il existe une multitude d’outils, conçus pour répondre à autant de situations qu’ont pu imaginer quelques génies… ou pas.
On pourrait mentionner, par exemple, les taquets d’escaliers (illustrés ci-contre), les échafaudages ou encore d’autres équipements très utiles. Cependant, ces outils ne sont pas forcément indispensables pour débuter dans le métier.
L’objectif ici n’est pas de proposer une liste de liens affiliés, comme on en voit souvent sur le net, mais simplement de guider les débutants vers le matériel idéal pour démarrer sereinement leur apprentissage de la peinture. Nous nous limitons donc à parler des outils testés et approuvés par le Doc, que l’on retrouve toujours dans sa fidèle camionnette.
Docteur Peinture® – Février 2022 / Mars 2025